My Trend Lab

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La bague ö

La bague ö

Can you introduce yourself in a few words :) My name is Elodie. I am 33 years old. I live in Montreuil.

What is your background ?

I grew up in the Gorges du Verdon in the south of France. After graduating from the Marseille School of Architecture in 2010, I moved to Paris. I worked in an agency and quite quickly, I wanted to retrain myself, or at least go to test other things, to approach crafts because workshop life attracted me. I met beautiful people, first a stained glass artisan who introduced me to glass work, then a plastic artist with whom I approached the basics of jewelry, it was by discovering these techniques that I got the idea for the ö ring, without launching the project, it was in 2013. Subsequently, I worked in an object prototyping workshop for 5 years. In this workshop the projects were very varied which allowed me to discover many materials and techniques. For the past two years, I have returned to the office side, with carpenters or architects, but on an interim basis, I wanted to give myself time to summarize the past 7 years. It was thanks to this slightly calmer pace, interspersed with periods of unemployment, that I was able to gather my ideas, and finally launch this project which continued to discreetly scratch the inside of my skull, for 6 years!

What was the trigger for launching your project? The day you said to yourself, is it good?

What hampered launching the most in previous years, in addition to the (basic) fear of launching, was the inevitable dimension: commerce, communication, marketing ... All this was so far from my area of ​​expertise, it made me appeared a mountain! But there, in recent months, taking the time to think about it, I told myself that this project had to be seen as a new challenge and an opportunity to learn new things, and I ended up getting started !

Peux-tu te présenter en quelques mots :)Je m'appelle Elodie. J'ai 33 ans. Je vis à Montreuil.

Quel est ton parcours ?

J'ai grandi dans les Gorges du Verdon dans le sud de la France. Après mon diplôme à l'École d'Architecture de Marseille en 2010, j'ai déménagé à Paris. J'ai bossé en agence et assez rapidement, j'ai eu envie de me reconvertir professionnellement, ou du moins d'aller tester d'autres choses, d'approcher l'artisanat parce que la vie d'atelier m'attirait. J'ai fait de belles rencontres, d'abord un artisan vitrailliste qui m'a initiée au travail du verre, puis une plasticienne avec qui j'ai abordé les bases de la bijouterie, c'est en découvrant ces techniques que j'ai eu l'idée de la bague ö, sans pour autant lancer le projet, on était en 2013. Par la suite, j'ai travaillé dans un atelier de prototypage d'objets pendant 5 ans. Dans cet atelier les projets étaient très variés ce qui m'a permis de découvrir de nombreux matériaux et techniques. Depuis deux ans, je suis retournée côté bureau, auprès de menuisiers ou d'architectes, mais en intérim, je voulais me laisser le temps de faire la synthèse des 7 dernières années. C'est grâce à ce rythme un peu plus calme, entrecoupé de périodes de chômage, que j'ai pu rassembler mes idées, et enfin lancer ce projet qui continuait de me gratter discrètement l'intérieur du crâne, depuis 6 ans !

 Quel a été l’élément déclencheur du lancement de ton projet ? Le jour où tu t’es dit c’est bon je fonce ?

Ce qui freinait le plus le lancement les années précédentes, outre la peur (basique) de se lancer, c'était la dimension pourtant inévitable : commerce, communication, marketing... Tout ceci était tellement éloigné de mon domaine de compétences, ça me paraissait une montagne ! Mais là, ces derniers mois, en prenant le temps d’y réfléchir, je me suis dit que ce projet il fallait le voir comme un nouveau défi et l'occasion d'apprendre de nouvelles choses, et j'ai fini par me lancer !

La bague ö
La bague ö
La bague ö
La bague ö

My project is a great example of collaboration between small industry and crafts. The project needs both. Cut by hand would not make much sense for this collection, the lines and shapes are strict, perfectly geometric, however, no machine can achieve such a finish on this type of object, and that's where that the hand intervenes

Elodie

What were the steps you had to take to create your own brand?

So it's not a brand, for now I no longer see it as a collection, a concept. I have other ideas ... Suddenly I tell myself that maybe one day, there will be a brand name that will house several collections ... Who knows? The future will tell ;)

Have you encountered any difficulties? If so why ? and what are your creative techniques?

This is laser cutting. I send the drawings to the cutting, I receive the raw parts and I take care of the finishing, namely a manual polishing, until rendering "mirror", a little epic on stainless steel, but the game in worth the effort the rendering is magnificent, and the product does not fear humidity or the contact of chemicals (lacquer, perfume), pledge of durability.

Quelles ont été les démarches que tu as dû faire pour créer ta propre marque ?

Alors ce n'est pas une marque, pour l'instant je vois plus ça comme une collection, un concept. J'ai d'autres idées... Du coup je me dis que peut-être un jour, il y aura un nom de marque qui abritera plusieurs collections... Qui sait ? L'avenir nous le dira ;)

As-tu rencontrée des difficultés ? Si oui, lesquelles ? et quelles sont tes techniques de création ?

Il s'agit de découpe laser. J'envoie les dessins à la découpe, je reçois les pièces brutes et je me charge de la finition, à savoir un polissage manuel, jusqu'au rendu "miroir", une petite épopée sur de l'acier inoxydable, mais le jeu en vaut la chandelle le rendu est magnifique, et le produit ne craint pas l'humidité ni le contact de produits chimiques (laque, parfum), gage de durabilité.

Mon projet est un bel exemple de collaboration entre la petite industrie et l'artisanat. Le projet a besoin des deux. Découper à la main n'aurait pas beaucoup de sens pour cette collection, les lignes et les formes sont strictes, parfaitement géométriques, pour autant, aucune machine ne peut parvenir à une telle finition sur ce type d'objets, et c'est là que la main intervient

Why did you decide to choose this name for your collection?

I have been looking for a long time, I wanted something simple, refined, it seemed to me that the ö lent itself well to it, adorned with its umlaut which symbolizes the various forms that I affix to the circle of the ring.

Can you describe the universe of the ö ring?

It is clearly my training as an architect that is the inspiration. Technical drawing, which I've been using for 15 years, is a fantastic tool. I wanted to use it in a fun way, to divert it from its primary function.

It is the geometric obsession that stems from my experience that marks the project. I offer a variety of shapes so that people can choose the ones that correspond to them and thus create a personalized piece of jewelry, by accumulating two-dimensional drawings (to the nearest millimeter because they still have a thickness). A bit like theater sets which, arranged on the stage one behind the other, form a picture. With seven models of single rings the possible combinations are numerous, there is something for everyone! Then there are the models worked in three dimensions that I called "chosen forms", always on the same principle of accumulation. These are predefined lots of 6 to 10 rings that create kinds of "nano-architectures". An entire program ! J

Pourquoi as-tu décidé de choisir ce nom pour ta collection ?

J'ai longtemps cherché, je voulais quelque chose de simple, épuré, il m'a semblé que le ö s'y prêtait bien, orné de son tréma qui symbolise les diverses formes que j'appose au cercle de la bague. 

Peux-tu me décrire l’univers de la bague ö ? 

C'est clairement ma formation d'architecte qui est l'inspiration. Le dessin technique, que j’utilise depuis 15 ans, est un outil fantastique. J’ai eu envie de m’en servir de manière ludique, de le détourner sa fonction première.

C’est l’obsession géométrique qui découle de mon expérience qui marque le projet. Je propose une diversité de formes afin que les gens puissent choisir eux même celles qui leur correspondent et créer ainsi un bijou personnalisé, par accumulation de dessins en deux dimensions (à un millimètre près car elles ont quand même une épaisseur). Un peu à la manière des décors de théâtre qui, disposés sur la scène les uns derrière les autres forment un tableau. Avec sept modèles de bagues à l’unité les combinaisons possibles sont nombreuses, y’en a pour tous les goûts !

Ensuite, il y a les modèles travaillés en trois dimensions que j’ai appelé « formes choisies », toujours sur le même principe d’accumulation. Il s’agit de lots prédéfinis de 6 à 10 bagues qui créent des sortes de « nano-architectures ». Tout un programme ! J

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Et la bonne année à tou-s-tes ! #labagueo

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