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Toucher un hologramme en 3D

Toucher un hologramme en 3D

Projet Ark

Projet Ark

Interagir avec un hologramme comme dans les films de science-fiction, c’est désormais possible. Le dispositif repose sur l'émission d'ultrasons, dirigés vers la main de la personne qui touche la forme virtuelle.

Résultat : il est possible de toucher et de sentir la forme virtuelle, comme s'il s'agissait d'un objet réel.

En utilisant un système de projection laser femtoseconde, une équipe de chercheurs basée au Japon a créé des hologrammes en 3D que l’on peut toucher.

Des scientifiques de l'université de Bristol (Grande-Bretagne) ont également mis au point un dispositif qui permet de vivre une telle expérience

Très présents dans les récits de science-fiction, les hologrammes en 3D sont désormais techniquement réalisables et pourraient même prochainement arriver dans nos smartphones et tablettes tactiles. Parmi les solutions techniques figure l’accélération laser-plasma qui a l’avantage de créer des hologrammes visibles sous tous les angles. Un système d’hologrammes par laser créé par la société japonaise Burton, est déjà capable de produire des objets en 3D flottant dans l’air. Chaque voxel (pixel en trois dimensions) composant l’image est un plasma lumineux produit par un laser qui, focalisé par une lentille, surchauffe les molécules d’oxygène et d’azote dans un volume très petit. Ces lasers pulsés travaillent à l’échelle de la nanoseconde.

Or, à cette fréquence, l’énergie du plasma est si élevée qu’elle peut brûler la peau si l’on touche l’hologramme. Mais au Japon, le Digital Nature Group (DNG), une équipe composée de chercheurs des universités de Tokyo, Tsukuba, Utsunomiya et de l’institut de technologie de Nagoya, a trouvé le moyen de produire des hologrammes en 3D que l’on peut toucher et même ressentir. Selon les spécialistes qui s'expliquent dans leur article scientifique à lire sur arXiv, pour que la pulsation laser ne soit pas dangereuse pour la peau, il faut que sa durée soit inférieure à deux secondes. Pour cela, ils ont donc accéléré la vitesse de la projection en passant à des lasers dits femtoseconde (une femtoseconde valant 10-15 secondes).

Cette nouvelle technologie pourrait permettre de mettre au point des dispositifs médicaux donnant la possibilité aux médecins de « toucher » des organes humains imagés via tomodensitométrie (dite aussi CT Scan, la tomodensitométrie consiste  à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique, à numériser et reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques concernées), comme une région du corps touché par une tumeur par exemple. Et ce afin d'établir un diagnostic.

Toucher un hologramme en 3D

Des projets en cour de développement sur les hologrammes tel que le projet Ark foisonnent sur les sites de crowfunding et dans les universités à travers le monde, cette technologie en plein essor a un bel avenir devant elle.